Épisode III : De l’arrivée de la lune dans le récit.


Nathalie comme à son habitude prit son temps, les sensovibreurs de son lit l’agaçaient profondément , elle ne pouvait se résoudre à sortir aussi facilement de son sommeil, elle s’étira donc dans les draps et porta la main à la tête de son futon bioméca pour arrèter le vibroréveil, la technologie de cette ville l’exaspérait, elle préférait de loin le réveil mécanique de sa grand mère chez elle au troisième sous-sol.
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Épisode III : De l’arrivée de la lune dans le récit.


Aux origines le travail n’existait pas, la réalité de la société se trouvait dans sa survie, et pour survivre, il ne suffisait que de deux heures de pratique corporelle intensive, dont le but était de produire ou d’aider à cela…
Puis vint avec l’idée de pouvoir et son incidence sur la société, la pratique de l’obligation de produire, et cette fois-ci à deux fins, pouvoir se nourrir et payer le droit de pouvoir vivre sous l’égide d’un tiers, bien entendu un échange tout relatif se mit en place… A donc ce « travail » contre une sécurité de vie .

(bien qu’il faille aussi donner de sa chair pour la protéger, voire le cylindre 21 B243F: la guerre)

 Il devint évident que beaucoup ont vu une manne à manipuler la socio-masse à des fins d’enrichissement, ainsi tout citoyen vers le 112 ème cycle n’eut de choix qu’entre le travail  et la mort, les deux étant lucratives…

 

Archives cylindriques: Archéologie mnémonique
Analyse faite d’aprés projection des sujets 18 à 5232 trouvés dans le désert de Parisis (nouvelle Pangée).








Chlinnnnnng chlinnnnnnng








Nathalie comme à son habitude prit son temps, les sensovibreurs de son lit l’agaçaient profondément. Elle ne pouvait se résoudre à sortir aussi facilement de son sommeil, elle s’étira dans les draps et porta la main à la tête de son futon bioméca pour arrêter le vibroréveil. La technologie de cette ville l’exaspérait, elle préférait de loin le réveil mécanique de sa grand-mère, chez elle, au troisième sous-sol.

Ici elle savait que son café serait prêt avant même de le sentir, la douche à point l’accueillerait sans réglage préalable. Plus de mauvais réveil, la technologie faisait en sorte que les efforts soit portés sur son travail. Elle se leva donc et s’examina à peine devant le miroir-écran de la salle de bain, Depuis quelques années elle ne supportait plus de voir ses seins, trop gros à son goût, et surtout sans intérêt dans une société où il fallait être choisi pour avoir des enfants.

D’attendre ce moment là, elle en avait perdu le désir, préférant détester ses formes féminines devenues superflues, tout comme ses poils pubiens et ses cheveux. Elle demanda donc à voix haute une douche épilante lorsqu’elle rentra dans la cabine.








Au bout de deux minutes à peine, elle en ressortit sèche. Elle s’assit à son bureau tandis que sortait du mur de plastacier le mug de café bien chaud qu’elle savoura.

Dans quelques minutes, son premier rendez-vous visio la plongera dans une nouvelle journée de travail.

Elle se leva et régla la ceinture de son dermotextile sur noir et long, comme l’exigeait l’éthique des chasseurs. Le dermo bredouilla un son et commença à recouvrir le corps de Nathalie du textile demandé. Elle fût bientôt affublée de son uniforme et s’assit devant le miroir écran le mug à la main.

" Quelle serait donc sa mission cette fois-ci ? " Cette pensée n’était plus mêlée d’excitation comme dans ses premiers jours chez les chasseurs, maintenant elle était lasse de récupérer les contrevenants, d’ailleurs pour la plupart déjà arrêtés par les robots de surveillance. Elle faisait son travail, c’est tout, le plaisir avait quitté sa vie il y a bien longtemps. On lui demandait, elle faisait, sans plus et surtout sans question. Son travail était de lire les devoirs du citoyen et d’appliquer la sentence liée au délit ; les robots se chargeaient de la sanction et elle repartait vers son sous-sol jusqu’à la prochaine "mission".

La douche

De chasseur, elle n’en détenait que le nom et le respect dû à son uniforme, le reste n’était que blabla. De sa formation elle n’appliquait rien, si ce n’est les procédures finales. La chasse était depuis longtemps qu’un souvenir des anciennes recrues, bien sûr il y avait toujours des exceptions, mais Nathalie savait qu’il s’agissait de rumeurs entretenues parmi eux. Plus de chasse donc bientôt plus de chasseurs, cette pensée était plus proche de la vérité, lui semblait-elle.

Malgré tout cette fois-ci, elle était un peu intriguée par la procédure. En effet, on lui avait demandé de se tenir prête dans cette chambre d’hôtel déjà louée par le service. Dans quelques secondes elle en saurait plus, elle finit de boire son café et posa le mug sur la table à ses cotés.

Le miroir-écran changea de couleur en annonçant l’appel. Elle accepta la communication et aussitôt apparu le sigle du ministère qui resta figé. Le fait que personne n’apparut sur l’écran était le signe qu’elle avait à faire à la haute hiérarchie. La voix monotone de son correspondant lui demanda de verrouiller le chiffre afin que la communication soit sécurisée.

Elle débita son matricule suivi de son chiffre personnel. L’écran changea de couleur pour lui indiquer la prise en compte du code.

- Nous souhaitons que la suite de notre conversation reste entre nous, l’importance de l’affaire cette fois-ci l’exige.

- Pour cela il faudrait que je sache à qui j’ai à faire, ironisa Nathalie

- Peu importe, tenez vous en à vos devoirs de chasseur. Cette mission est de la plus haute importance. Nous vous avons choisi, à vous de tenir votre rôle. La voix se racla la gorge et reprit. Hier un de nos transport a eu un souci, 139 passagers et le chauffeur se sont retrouvés sans moyen de locomotion, le bus a pris feu. La voix pris son temps. Deux passagers ont en fin de compte disparu à la suite d’un incident peu banal, humm eux et une partie de la route et du mur…

- Qu’essayez vous de me dire ? Nathalie sentait sa curiosité revenir. La route et le mur ont disparu? Est-ce une mauvaise blague?

- Nous n’en savons pas plus, les robots de maintenance nous ont restitué la vidéo de leur arrivée sur les lieux, nos analystes l’étudient. Bien entendu la route à été refaite ainsi que le mur, donc il ne reste plus d’indice. Le site à été fouillé mais aucune trace des disparus n’a été détectée.

- Ils ont fui dans le no man’s land ? Elle ressentait de plus en plus d’intérêt pour cette affaire.

- Cela semble impossible, la radioactivité y régnant ne permet pas une survie assez longue pour pouvoir en profiter. De plus les témoins affirment avoir vu les deux hommes disparaitre dans une forme noire. Nous craignons avoir affaire à quelque chose nous dépassant. La forme a englouti les deux hommes la route et le mur, ne laissant qu’un cratère vitrifié……

- Une explosion ?

- Non une forme noire. La voix se tut essayant de chercher ses mots. Peut-être une nouvelle extravagance des terroristes… L’enquête aurait pu s’arrêter là si parmi les deux disparus il n’y avait pas eu le nr 4 du consortium. Notre ministère est sous une pression énorme depuis l’incident, nous devons les retrouver à tout prix, il en va de la stabilité du consortium et … de nos têtes.

- Et en quoi moi chasseuse pourrai-je être d’un grand secours ? Elle s’inquiétait maintenant, elle tenait elle même beaucoup à son intégrité physique et là elle sentait son interlocuteur paniquer. Dites-moi?

- Nous n’avons pas beaucoup de choix possibles, ni d’ailleurs de pistes. Nous comptons beaucoup sur nos analystes et surtout sur votre flair, votre dossier nous permet de le croire. Bien entendu vous n’avez pas le droit de refuser cette mission, à vous de vous débrouiller et de nous communiquer le plus d’informations possible… La voix inspira. Agent I.P 45AFR34 vous voilà avec le grade de Commandeur, vous avez d’ores et déjà accès aux différents dossiers et votre passe maintenant vous permet de circuler librement au sein du consortium. Faites-en bon usage et surtout agissez……….. avec célérité.

L’écran redevint noir puis miroir.

 

Il n’existe d’autres mondes que ceux vous entourant, nul besoin de chercher loin ce que vous avez à vos côtés.(….)

L’erreur serait de prétendre découvrir ce qui n’existe pas, il y a tellement d’indie visible et non à satisfaire et à écouter, (….)


L’art lui saura toucher ces choses et les restituer, l’artiste au fond de lui se débat,et de ce combat né une idée commune, il y a tant de voix parfois, et tant de voies(… )

Restes de tablettes cunéiforme.

Mésopotamie (entre deux fleuves, lieu mythologique de l’eden, voire cylindres de l’histoire des religions) 158 de nos cycles.

Le Néant










Savoir écouter….

David crie, il essaye….


Il écoute le vide, il chavire, entend des voix….pleure……….Ce noir l’aveugle, il glisse dans la folie…. Comment résister à une chose qui annihile vos sens et les développe. Il ne sent rien mais de manière extrême, brûlé par un froid chaud, aveuglé par ce noir intense, hurlant des silences de mort vivante, sentant l’odeur du néant………..Est ce cela le chaos ??????


Il n’a rien de plein, tout est rempli de vide…. Il est plein le chaos, plein de tout et de rien, pensa-t-il de ses neurones inexistants…..Situation étrange, il a l’impression de se voir…. Il a l’impression d’être cette obscurité …



             Ce silence blanc …



                                                  Cette conscience ….



Cette conscience de n’être rien….

 



                                                                                  Cette puissance….

 

A suivre…ICI

Copyright YERGLA

 

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